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[Traditions] Les rites funéraires à travers le monde

Même si tous les hommes appartiennent à une même espèce, chaque peuple a sa propre histoire. En plusieurs milliers d’années où chaque branche a pris son bout de chemin, les croyances, les us et les coutumes se sont différenciés. Les rituels funéraires font aujourd’hui partie des signes distinctifs de chacune de ses branches. Parfois, ces rituels peuvent même nous surprendre. Pour vous donner une idée, voici 10 rites funéraires inédits à travers le monde.

Les funérailles célestes tibétaines

Les Tibétains ont des pratiques bien différentes des Occidentaux pour organiser les obsèques d’un proche. À titre de rappel, les habitants de ce pays sont en grande partie bouddhistes. Ces Bernois croient qu’après la mort, l’âme continue d’exister. Le corps, en revanche, est offert aux vautours et autres charognards afin d’honorer le cycle de la vie. Les enterrements, en revanche, sont réservés aux criminels et aux personnes malades, afin de les empêcher de se réincarner.

Les sacrifices des moines Sokushinbutsu au Japon

Les Japonais sont aussi majoritairement bouddhistes. On retrouve donc des dizaines de rites funéraires d’origine bouddhiste dans ce pays. Mais l’un des plus inédits concerne les moines Sokushinbutsu. En réalité, chez ces derniers, il ne faut pas attendre la mort avant de pratiquer l’enterrement. Lorsqu’ils sentent que la mort est proche, ils s’enferment eux-mêmes dans leur tombeau, dans le but d’atteindre l’éveil spirituel. Ce processus permettait également, selon leurs croyances, d’éviter que le corps se pétrifie et de favoriser la momification.

L’exhumation au Vietnam

Dans le nord du Vietnam, l’enterrement se déroule normalement, à la manière des enterrements occidentaux. Cependant, le corps doit être exhumé et transféré dans un autre tombeau. En effet, le peuple nord-vietnamien croit que les ossements sont l’abri de l’âme et l’esprit. Lorsque la peau, la chair et les autres organes tombent, les os se dévoilent. L’âme du défunt se trouve alors à l’abri et mérite un nouveau lieu de repos.

La pureté, si importante chez les Inuits

Les Inuits sont un peuple des paysages glaciaux des antarctiques. Chez eux, lorsqu’une personne meurt, on expose son corps à l’extérieur, en attendant la préparation de la sépulture qui demande quelques jours voire quelques semaines. On entoure alors le corps d’objets quotidiens, en général du matériel de chasse pour les hommes et de couture pour les femmes.

Un mort parmi les vivants, chez les Torajas en Indonésie

Le mort, chez les Torajas sur l’île de Sulawesi, est toujours considéré comme vivant. On le change régulièrement et les membres de la famille interagissent avec lui comme s’il était encore réellement là. Durant ce temps, la famille se prépare à la grande fête des enterrements. Cette situation peut durer plusieurs mois, surtout lorsque la famille doit encore se préparer financièrement. Une injection régulière de formol est dans ce cas nécessaire afin d’éviter la putréfaction du corps et de l’aider à se momifier. Après quelques années, ces corps momifiés seront encore à l’honneur lors de la fête des Morts. Durant les festivités, les corps momifiés sont nettoyés, coiffés, habillés et parfumés, puis exhibés dans tout le village.

Le retournement des morts à Madagascar

Environ tous les 7 ans, certaines ethnies – l’île en compte une vingtaine – pratiquent la cérémonie du retournement des morts ou le « famadihana ». Le rite consiste grosso modo à offrir aux défunts un nouveau linceul. Il est accompagné de chants, de danses, et peut durer parfois quelques jours. Les Malgaches croient que les âmes des ancêtres leur apportent bénédiction et protection. Ils profitent alors de la cérémonie pour leur en demander.

Les âmes qui vagabondent chez les Dogons

Les Dogons habitent dans des endroits très reculés au Mali. Les cimetières sont sculptés sur des falaises. Le corps lavé et entouré de linceul du défunt est déposé dans ces grottes nichées sur les falaises, dans le but d’inviter son âme à vagabonder. Toutefois, tous les 3 à 5 ans, une autre cérémonie est organisée pour inviter toutes les âmes qui vagabondent à rejoindre leurs ancêtres.

Les cercueils fantaisistes du peuple Ga, au Ghana

Les Ga, un peuple qui habite dans la région d’Accra, au Ghana, confectionnent des cercueils fantaisistes pour leurs morts. Ils peuvent avoir la forme d’un avion, d’un bateau, etc. La tradition est assez récente, puisqu’elle ne date que de 70 ans. À l’origine, on retrouve ce jeune charpentier du nom de Seth Kane Kwei, qui a confectionné un cercueil en forme d’avion pour sa grand-mère.

Les cercueils suspendus de l’île de Luzon

L’île de Luzon fait partie de l’archipel des Philippines. L’île abrite un petit village nommé Sabada, dont la particularité est son décor un peu particulier. En effet, à l’entrée du village, des dizaines de cercueils se balancent doucement, suspendus à flanc de falaise. Les morts profitent ainsi, d’après les habitants, du souffle du vent et de la chaleur du soleil.

Varanasi où la ville où tout prend fin

Varanasi est la ville où se termine le Gange, le célèbre fleuve d’une grande importance religieuse dans l’Indouisme. C’est aussi une ville où plusieurs pratiquants de cette religion viennent, de leur vivant, pour y mourir. La cérémonie se déroule en plusieurs étapes. Et parmi elles, on retrouve bien sûr la purification du corps dans les eaux du fleuve. Celui-ci est alors séché au soleil avant la crémation.

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